LES BÉNÉFICES DE DIEU





  

  • 3e Méditation : DES BÉNÉFICES DE DIEU
Préparation

Mettez-vous en présence de Dieu.
Priez-le pour qu'il vous inspire. 

Considérations

Considérez les grâces corporelles que Dieu vous a données : quel corps, quelles commodités de l'entretenir, quelle santé, quelles consolations loisibles pour lui, quels amis, quelles assistances. Mais cela, considérez-le avec une comparaison de tant d'autres personnes qui valent mieux que vous, lesquelles sont destituées de ces bénéfices : les uns gâtés de corps, de santé, de membres ; les autres abandonnés à la merci des opprobres, et du mépris et déshonneur ; les autres accablés de pauvreté ; et Dieu n'a pas voulu que vous fussiez si misérables. 

Considérez les dons de l'esprit : combien y a-t-il au monde de gens hébétés, enragés, insensés ; et pourquoi n'êtes-vous pas du nombre ? Dieu vous a favorisé. Combien y en a-t-il qui ont été nourris rustiquement et en extrême ignorance ; et la Providence divine vous a fait élever civilement et honorablement. 

Considérez les grâces spirituelles : vous êtes des enfants de l'Église ; Dieu vous a enseigné sa connaissance dès votre jeunesse. Combien de fois, des inspirations, des lumières intérieures, des répréhensions pour votre amendement ? combien de fois, délivré des occasions de vous perdre où vous étiez exposé ? Et ces années passées, n'étaient-ce pas un loisirs et commodité de vous avancer au bien de votre âme ? voyez un peu par le menu combien Dieu vous a été doux et gracieux. 

Affections et résolutions

Admirez la bonté de Dieu. Oh ! que mon Dieu est bon en mon endroit ! oh ! qu'il est bon ! que votre coeur, Seigneur, est riche en miséricorde et libéral en débonnaireté ! o mon âme, racontons à jamais combien de grâces il nous a faites. 

Admirez votre ingratitude. Mais que suis-je, Seigneur, que vous ayez eu mémoire de moi ? oh ! que mon indignité est grande ! Hélas ! j'ai foulé au pied vos bénéfices ; j'ai déshonoré vos grâces; les convertissant en abus et mépris de votre souveraine bonté ; j'ai opposé l'abîme de mon ingratitude à l'abîme de votre grâce et faveur. 

Excitez-vous à reconnaissance. Sus donc, o mon coeur, ne veuille plus être infidèle, ingrat et déloyal à ce grand bienfaiteur. Et comment mon âme ne sera-t-elle pas désormais sujette à Dieu, qui a fait tant de merveilles et de grâces en moi et pour moi ? 

Ah donc, retirez votre corps de telles et telles voluptés, rendez-le sujet au service de Dieu qui a tant fait pour lui ; appliquez votre âme à le connaître et reconnaître, par tels ou tels exercices qui sont requis pour cela ; employez soigneusement les moyens qui sont en l'Église pour vous sauver et aimer Dieu. Oui, je fréquenterai l'oraison, les sacrements, j'écouterai la sainte parole, je pratiquerais les inspirations et conseils. 

Conclusion

Remerciez Dieu de la connaissance qu'il vous a donnée maintenant de votre devoir, et de tous les bienfaits reçus.
Offres-lui votre coeur avec toutes vos résolutions.
Priez-le qu'il vous fortifie, pour les pratiquer fidèlement par le mérite de la mort de son Fils : implorez l'intercession de la Vierge et des Saints.

  
  

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