Jeanne entendit des « voix » qui l'appelèrent à prendre la tête d'une armée dont les victoires permirent le sacre du roi de France. Mais les Anglais se saisirent d'elle et la firent condamner pour sorcellerie et hérésie par un tribunal d'Église. Sa conduite au milieu de l'armée et sa fidélité à Dieu au long de son procès sont les principaux signes de sa sainteté. 

Jeanne d'Arc et née le 6 janvier 1412 à Domrémy, petit village de Lorraine. Son père, laboureur, s'appelait Jacques d'Arc et sa mère Isabelle Romée. Ils lui apprirent à prier et à aller souvent à l'église. Elle Aimait aussi le petit pèlerinage de Notre-Dame-de-Bermont.

Vers l'âge de 13 ans, des voix célestes accompagnées de lumière divine, viennent l'introduire à la vie d'union avec Dieu et la préparer à sa mission extraordinaire. L'Archange saint Michel, les saintes Catherine d'Alexandrie et Marguerite d'Antioche la préparent à délivrer la France de l'envahisseur anglais. Elle rapporte lors de son procès : « Avant toute chose, saint Michel me disait d'être une bonne enfant et que Dieu m'aiderait. Et, entre autre choses, il m'a dit de venir au secours du roi de France... Et l'ange me disait la pitié qui était au royaume de France ».

Ainsi envoyée de par Dieu : « Va...Va fille de Dieu ! », la bergère quitte sa famille et tout ce qu'elle aime à 17 ans, et dans le secret, elle va s'adresser au capitaine de Vaucouleurs, Robert de Baudricourt. Alors commence l'extraordinaire chevauchée de cette sainte à l'âme candide et forte pour rencontrer le dauphin à chinon. Le dimanche 6 mars 1429, selon la tradition gardée à l'Ile-Bouchard, elle s'arrête avec ses compagnons d'armes en l'église saint Gilles avant sont entrevue du lendemain. Elle rencontre le dauphin et lui révèle sa prière secrète.

Elle finit par marcher à la tête de l'armée royale, vers la fin d'avril 1429. le 8 mai, c'est la délivrance d'Orléans. Puis ce sont les victoires de Melun, Beaugency, Patay, les prises de Troyes et de Chalons sur Marne couronnées par le sacre du Roi  à Reims, le 17 juillet de la même année. Dans un pacte enregistrée par les avocats royaux, elle rappelle à Charles VII qu'il est le « lieutenant » sur la terre du Roi de Cieux, le « Christ, Roi des Francs » ! Elle repart vers la Charité-sur-Loire, melun, Senlis, Soisson et Compiègne. C'est là que le 23 mai 1430, elle est faite prisonnière. Vendue aux Anglais, elle subira les plus dures brimades de la part d'un tribunal inique qui cherche à la perdre devant l'Église.

Son procès et l'un des plus importants de l'Histoire. Tout est à lire et à relire ; d'autant qu'on y sent une intimité étroite avec le monde surnaturel. Cette familiarité est merveilleuse. Sur les anges, par exemple : « Ils viennent beaucoup de fois entre les chrétiens, qu'on ne les voit pas, et je les ai beaucoup de fois vu entre les chrétiens ». Ce monde invisible est plus proche d'elle que celui des hommes. « J'ai plus grande peur de faillir en disant choses qui déplaisent à mes voix, que je n'en ai de vous répondre », dit-elle à Jean Beauprès.

Elle suit ainsi son Sauveur jusqu'à l'offrande totale d'elle même, le 30 mai 1431, sur la place du Vieux-Marché de Rouen où elle est brûlée vive.

Ses dernières paroles témoignent de sa vie : « j'en appelle à Dieu et à notre seigneur le pape. Non, non, je ne suis pas hérétique, ni schismatique, mais une bonne chrétienne ». Au milieu des flammes qui l'enveloppaient, elle ne cessa de confesser à haute voix le saint nom de Jésus et d'invoquer les saints et les saintes ; en son dernier souffle on l'entendit crier d'une voix forte « Jésus », puis elle baissa la tête : elle achevait sa prière dans le ciel.

Un homme d'armes anglais gémit à ce moment là : « Nous sommes perdus, nous avons brûlé un sainte ».

Le Coeur de la frêle et si forte jeune fille, resta intact avant qu'il ne soit jeté avec le reste des cendres dans la Seine. 

La cérémonie de Béatification fut célébrée à Saint Pierre de Rome le 18 avril 1909 par le pape saint Pie X (1903 - 1914) en rappelant devant quarante mille pèlerins français, fait assez remarquable à cause de la loi de séparation de l'Église et de l'État et du bannissement de toutes les congrégations religieuses. « Vous direz à vos compatriotes que s'ils aiment la France, ils doivent aimer Dieu, aimer la foi, aimer l'Église qui est pour eux tous une mère très tendre comme elle l'a été de vos pères. Vive le Christ qui est Roi des Francs. » 

La cérémonie de Canonisation fut célébrée par le pape Benoît XV (1914 - 1922) le 16 mai 1920 devant quarante cardinaux, trois cents évêques et une foule innombrable de pèlerins français. 

Pie XI (1922 - 1939) l'a proclamée patronne secondaire de la France (la bienheureuse Vierge Marie en son Assomption étant la patronne principale).

La fête de Jeanne d'Arc et devenue fête nationale le 24 juin 1920 à l'initiative de Joseph Fabre, Proposition qu'il avait déjà faite lorsqu'il était député en 1884, puis sénateur en 1892, mais que n'avait pas accepté les autres parlementaires. En 1912, Joseph Fabre constatait, que, bien qu'elle n'est pas encore été réaliser, les Français devraient aboutir à une « trêve civique » pour pouvoir célébrer Jeanne d'Arc en laquelle s'incarnait, disait-il « l'indépendance et la grandeur de la France ». 

« Jésus, Maria » était la devise de Jeanne D'Arc !

Vous trouverez sur se site, une prière à Jeanne d'Arc.