Né à Antioche, Luc exerçait la profession de médecin (Col 4,14) lorsqu'il se convertit. Il se mit au service de saint Paul (Phm 24 ; 2 Tm 4,11 ; Ac 16,10-17 ; 20,5-21 ; 28) et l'assista sans doute dans ses derniers moments (2 Tm 4,11).

Ses origines païennes et sa collaboration à l'oeuvre apostolique de Paul ont idéalement préparé Luc à la composition d'un Évangile dont l'idée fondamentale est l'accès de toutes les nations au salut (Lc 3,6) et la participation aux Royaume de toutes les catégories que la loi juive tenait à l'écart du culte : pauvres, faibles, pécheurs, femmes et païens.

Cet accès au Royaume se réalise par la conversion (Lc 13,1-5), réponse de l'homme à l'amour de Dieu pour lui. Luc est particulièrement sensible aux preuves de la miséricorde et du pardon de Dieu (Lc 5, 17-26 ; 15,1-32) : quiconque les a comprises ne peut que se détourner des richesses et de ses attaches dans le monde, et sa totale pauvreté signifiera son entière disponibilité au salut qui vient.

Luc aime profondément Jérusalem, la ville d'où le salut s'est répandu sur le monde. Il centre les événements de la vie de Jésus autour de la montées à Sion et peint avec enthousiasme la vie de la communauté chrétienne primitive de Jérusalem (Ac 2,42-47 ; 4,32-35 ; 5,12-16).

Enfin saint Luc tente de faire partager à ses lecteurs sa joie d'appartenir aux derniers temps, ces temps ou l'Esprit de Dieu est largement répandu pour permettre à l'homme de participer à la création nouvelle, où la prière devient facile quand elle se fait au nom du Seigneur, où tout blessé se redresse, où tout péché est pardonné.

Saint Luc mourut à un âge avancé. Ses ossements sont conservés à l'église des saints Apôtres, à Constantinople (anciennement Byzance, actuellement Istanbul).