Choisi par le pape Sixte II (257 - 258) comme archidiacre de la communauté chrétienne de Rome, Laurent nous est connu par ses actes et le récit de sa passion.

Il est chargé de la gestion des biens de l'Église et de la distribution des aumônes, lorsqu'éclate une violente persécution contre les chrétiens. Alors, d'une manière tout évangélique, considérant les pauvres comme le plus grand trésors de l'Église, il met les biens de celle-ci « en sûreté » en leur distribuant tous ses trésors.

L'Empereur fait décapiter la pape Sixte II sur la voie Appienne. Sa police s'empare de Laurent et lui ordonne de livrer « les trésors qu'il détient ». Laurent rassemble les aveugles, les boiteux et les malades. Il les conduit à l'Empereur et déclare : « Voici le trésor véritable d'après l'Évangile ».

Il montre ainsi son courage d'intendant intègre de l'Église, malgré les juges devant lesquels il comparaît. A la suite de son arrestation, il subit d'affreux tourments.

Enfin, il est resté célébré pour son injonction à son bourreau depuis le gril où il brûlait : « Tu peux me retourner, je suis cuit à point de ce côté. »

Saint Laurent devient ainsi l'un des plus célèbres martyrs de Rome et le modèles des diacres au côté de saint Étienne. Les Écrits des saints Ambroise, Léon le Grand, Augustin et Prudence, témoignent de son culte. « Sa mort signifiait la fin de l'idolâtrie à Rome » (Prudence).

Le pape Damase 1er (366 - 384) fit mentionner sur son tombeau l'inscription qui atteste les faits de son martyre : « Les coups, les bourreaux, les flammes, les tourments, les chaînes, seule la foi de Laurent a pu les vaincre ».

Saint Laurent nous rappelle qu'avec la foi en Jésus, nous pouvons aller jusqu'au bout de notre vocation propre en Christ, quelles que soient les difficultés qui sont sur notre route. Dans les peines et les épreuves, restons nous aussi, confiants en Jésus-Christ, notre seule force. C'est le 10 août 258 que Laurent à rejoint le Seigneur.