Appelé par le Seigneur en même temps que son frère Jean (Mt 4,21 ; Lc 5,10), Jacques jouit de l'amitié du Christ. Il eut le privilège d'assister à certains miracles, surtout la Transfiguration (Mt 17) et à l'agonie de Gethsémani (Mc 14,33), exerçant ainsi le rôle du témoin exigé par la loi juive pour l'authentification d'un fait. Il dépense pour le Royaume un zèle bouillant (Mc 3,17 ; Lc 9,54 ; cf. 2 Rois 1,10-12) mais recherche parfois son propre intérêt (Mt 20,20-23). La prophétie du Christ lui annonçant qu'il boirait avec lui le calice du sacrifice, s'est réalisé à la lettre : Jacques fut le premier apôtre à offrir sa vie en martyre, comme son Seigneur, au cours même de la fête de Pâques (Ac 12,1), en 43 à Jérusalem, par Hérode Agrippa. Son corps fut transporté à Compostelle en Espagne, qui devint un des pèlerinages les plus fréquentés du monde chrétien.