Les éléments essentiel de la messe d'aujourd'hui existent depuis le IVe siècle. Tandis que Rome inaugurait ainsi la grande semaine en toute sobriété, l'église de Jérusalem invitait les pèlerins à participer à une procession « mimant » l'entrée triomphale du Christ à Jérusalem. Impressionnés par ces rites, les pèlerins de Gaule les introduisirent en Occident. Théodulphe (Théodulf) d'Orléans composa à cette occasion un premier texte de (« Glória, laus et honor tibit sit, Rex Christe Redémptor : Cui puerile decus prompsit hosánna pium » ; « Gloire, louange, honneur à toi, Christ-Roi, Rédempteur, à qui une jolie bande d'enfants chanta un pieux hosanna ».
La procession représente par des gestes ce que l'Eucharistie réalise : l'entrée du Seigneur dans la nouvelle Jérusalem que constitue notre assemblée ; la bénédiction des rameaux ne fait qu'expliciter nos sentiments de dépouillement spirituel, contenus et exprimés avec une autre efficacité dans le sacrifice eucharistique.