Le sixième dimanche de Carême est celui des Rameaux, qui commence la semaine Sainte. Il commémore l'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, quelques jours avant sa passion et sa mort sur la Croix. L'assemblée se réunit en quelque lieu hors de l'église, où le célébrant bénit les rameaux (palmes, buis ou laurier selon les régions), et d'où part une procession vers l'église, pour la messe au cours de laquelle on lit un des Évangiles de la Passion. Les fidèles rapportent chez eux les rameaux bénits et en ornent les crucifix de leurs maisons.

Les éléments essentiel de la messe d'aujourd'hui existent depuis le IVe siècle. Tandis que Rome inaugurait ainsi la grande semaine en toute sobriété, l'église de Jérusalem invitait les pèlerins à participer à une procession « mimant » l'entrée triomphale du Christ à Jérusalem. Impressionnés par ces rites, les pèlerins de Gaule les introduisirent en Occident. Théodulphe (Théodulf) d'Orléans composa à cette occasion un premier texte de  (« Glória, laus et honor tibit sit, Rex Christe Redémptor : Cui puerile decus prompsit hosánna pium » ; « Gloire, louange, honneur à toi, Christ-Roi, Rédempteur, à qui une jolie bande d'enfants chanta un pieux hosanna ».

La procession représente par des gestes ce que l'Eucharistie réalise : l'entrée du Seigneur dans la nouvelle Jérusalem que constitue notre assemblée ; la bénédiction des rameaux ne fait qu'expliciter nos sentiments de dépouillement spirituel, contenus et exprimés avec une autre efficacité dans le sacrifice eucharistique.