Quarante jours après sa naissance, le 2 février, la Présentation du Seigneur au Temple de Jérusalem est un complément du cycle de Noël. C'était une ancienne coutume juive, observée par la Sainte Famille. La fête est une célébration de la lumière, en lien avec la parole du vieillard Siméon, voyant dans l'enfant « la lumière qui éclaire les nations » : elle comporte, avant la messe, une bénédiction et une procession de cierges. Les fidèles, qui aspirent à devenir « enfants de lumière », ont l'habitude d'emporter chez eux les cierges bénits. On les fait brûler auprès des morts, en signe d'espérance de la lumière éternelle.
La date primitivement choisi pour la fête de la Présentation fut arrêtée au 15 février, quarante jours après la naissance de Jésus (que l'Orient fixait alors au 6 janvier), conformément à la loi juive qui exigeait ce délai entre la naissance de l'enfant et la purification de la mère. Lorsqu'au cours des VIe et VIIe siècles cette fête s'étendit à l'occident, elle fut avancée au 2 février, la naissance du Christ étant fixé au 25 décembre.
Le pape Serge (687 - 701), oriental de naissance, fit traduire en latin, pour la procession romaine, les chants de la fête grecque. Au Xe siècle, la Gaule organisa une bénédiction solennelle des cierges utilisés dans cette procession, puis un siècle plus tard, ajoute l'antienne ("Lumen ad revelatiónem géntium : et glóriam plebis tuæ Israël". "Il sera la lumière qui éclaire les nations et la gloire de ton peuple d'Israël").
Les deux lectures et le psaume 47, appartenaient déjà au formulaire d'Orient. Rome y ajouta la première prière du célébrant (VIe siècle) et l'antienne de communion.