Dans la nuit du 18 au 19 juillet 64, éclate à Rome un violent incendie. Les trois quart de la ville sont endommagés. Voulant éviter la haine de la foule à son égard, l'Empereur Néron décide de faire des chrétiens de la ville les uniques responsables de cette catastrophe et ordonne de les arrêter.

Ils sont « une foule immense » nous dit Tacite. Ils périssent un mois plus tard dans la nuit du 15 août, exposés sur des croix, brûles vifs ou donnés comme gibier à des chiens. Ce terrible « spectacle » a lieu dans les jardins de Néron sous les yeux d'une foule qui aime se divertir par des scènes de cruauté mais surtout sous la direction d'un fou avide de sang et de gloire. Saint Pierre est très probablement une de ces victimes saintes qui ont préféré subir la fureur d'un tyran que cacher leur identité de Chrétiens.

Si nous ne connaissons pas les noms de ces martyrs, l'Église nous assure qu'ils sont à jamais inscrit sur « le livre de vie » dont parle l'Apocalypse et qu'ils possèdent pour l'éternité la gloire et la paix profonde des enfants de Dieu. C'est l'orgueil d'un seul qui entraîna ce massacre inouï, mais Dieu sait combien le témoignage des Saints rend féconde la terre qui reçut leur sang.

Ces martyrs sont pour nous « un magnifique exemple » (Saint Clément de Rome - Pape) parce qu'ils nous invitent à reprendre courage contre l'adversaire qui « va et vient comme un lion rugissant ». C'est par la « force de la foi » qu'ils ont pu rester fermes devant les pires supplices. C'est cette foi ardente que nous sommes appelés à recevoir de l'Esprit Saint. Il n'y a qu'elle qui puisse nous donner une vrai liberté et la joie de la victoire de l'amour.

Il y eut bien d'autres martyrs à Rome :
Vers 67 : 47 martyrs.
Vers 68 : 3 soldats.
Vers 115 : des malfaiteurs prisonniers, baptisés par le pape Saint Alexandre (107 - 116 ?), auraient été conduits à Ostie et embarqués sur un vieux navire qui aurait sombré.
En 219 : très nombreux martyrs sous Alexandre Sévère et sous le préfet Ulpien.
vers 250 : 2 soldats martyrisés sur la voie Lavicana.
En 262 : 40 soldats martyrs, voie Lavicana, sous Gallien.
En 269 : environ 260 martyrs : d'abord condamnés aux travaux forcés pour construire la voie Salarienne, puis massacrés dans l'amphithéâtre par des archets, sous Claude II.
Plus 46 soldats et 212 civils martyrisés.
En 274 : 165 martyrs, sous Aurélien.
En 303 : Un important groupe martyrisé parce que ces membres avaient refusé de livrer les Livres saints, sous Dioclétien.
Plus 23 martyrs, voie Salarienne et 30 martyrs, enterrés, voie Lavicana.
En 304 : 30 soldats martyrisés, toujours sous Dioclétien.
Il existe avec certitude d'autres groupes de martyrs mais dont les dates sont incertaines. cela ne nous permet pas de les mentionner.
L'ancien Martyrologe d'avant 1970 appelle Rome, « un champ fertile de martyrs ».