De l'hébreu pãsah, « épargner », d'où pesah, « agneau pascal », en latin pascha, le sacrifice de l'agneau pascal étant le prélude à la sortie d'Égypte : la fête de Pâques est la plus importante de toute l'année liturgique et comprend les trois jours du Triduum pascal. Elle commence par la messe du soir du Jeudi saint, celle de la dernière Cène, au cours de laquelle Jésus institua l'Eucharistie. Le lendemain, Vendredi Saint, on célèbre sa Passion et sa mort sur la Croix, spécialement lors de l'office de l'après-midi. 

En dehors de la liturgie proprement dite, on accomplit le rite du « chemin de croix », avec ses quatorze stations qui vont de la condamnation de Jésus à son ensevelissement ; on peut aussi les compléter depuis la Cène et jusqu'à la Résurrection. Le Samedi saint est un jour de silence, d'attente et d'espérance. La célébration de la Résurrection commence dès la Vigile Pascale, le samedi soir, avec la bénédiction du feu nouveau et du cierge pascal, suivie de longues lectures et de la messe ; elle ouvre la Solennité des solennités qu'est la fête de Pâques, attestant la victoire de Jésus sur la mort, gage de notre propre résurrection. 

Pâques est une fête mobile, dont la position n'est pas fixée dans le calendrier civil : selon des règles établies au IVe siècle, on la célèbre le dimanche qui suit le 14e jour de la lunaison de mars, soit au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril. Tout le cycle pascal est établi, chaque année, en fonction de la date de Pâques, et s'intercale en conséquence dans la suite des 34 dimanches ordinaires. 

Les cinquante jours du temps pascal, qui vont jusqu'à la Pentecôte, ne constituent pratiquement qu'un seul jour de fête, temps de joie et d'allégresse dominé par le chant de l'Alleluia (de l'hébreu halelou iah, « louez Yah », c'est-à-dire « Louez Yahvé, louez le Seigneur »), acclamation que l'on trouve dans les Psaumes.