Cette fête mariale, qui a pour origine la dédicace d'une église de Jérusalem construite, dit-on, sur l'emplacement de la maison de sainte Anne, semble avoir été introduite dans la liturgie romaine à la fin du VIIe siècle par un pape oriental, Serge I (687 - 701).

Au-delà des origines de ce culte, il faut chercher une vérité plus profonde : la venue sur terre de l'Homme-Dieu fut longuement préparée par Dieu à travers les temps. La personnalité divine du Christ dépasse à l'infini tout ce que l'humanité pouvait engendrer, mais l'histoire même de l'humanité fut une lente parturition des conditions qui rendirent l'incarnation possible. C'est pourquoi la dévotion chrétienne a voulu vénérer les personnes et les événements qui ont préparé la naissance du Christ sur le plan humain, et déjà sur le plan de la grâce : sa mère, la naissance et la conception de celle-ci, ses parents et la lignée de ses ancêtres. Croire en ces préparations, c'est croire en la réalité de l'incarnation, c'est reconnaître la nécessité de la collaboration de l'homme à l'oeuvre du salut du monde.