Quarante jours après Pâques, l'Ascension célèbre la montée définitive au ciel du Seigneur ressuscité. D'après les Actes des Apôtres, Jésus victorieux de la mort apparaît à ses disciples pendant quarante jours, « les entretenant du Royaume de Dieu » (Ac 1,3). Comme l'exprime le symbole de la foi : « Il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts, et son règne n'aura pas de fin ».

Dès les origines palestiniennes de la fête, au Ve siècle, la première lecture est au coeur de la liturgie de la Parole. Le choix ne s'est fixé sur l'évangile actuel qu'au VIIe siècle (Évangile de Marc, année B). Des trois oraisons, la plus ancienne paraît être la postcommunion, connue déjà au VIe siècle. Les deux autres oraisons n'apparaissent que dans les livres inspirés par la réforme de saint Grégoire. Elles n'en sont pas moins fidèles à l'esprit des lectures.